mardi 22 septembre 2009

Welcome


Vous avez dit : Jungle ?...

Ne me repoussez pas :
je ne fais que passer !
Je marche sur le vent :
je ne laisse pas de trace !
Je n'ai nulle part où aller,
je ne fais que passer...
Je fuis un pays
où il pleut tant de sang...
Me refuserez vous le pain,
le sel, et l'eau du ciel ?
Je ne fais que passer :
je n'ai nulle part où poser
ma tête, dormir et me reposer.
Enfin, me reposer !...

lundi 21 septembre 2009

le vent est tombé


Et je ne le ramasserai pas ...

Le vent vient de tomber, sur nos coeurs dévastés
Nos esprits violentés, nos âmes corrompues.
Le vent vient de tomber, laissant nos corps rompus,
Chablis de sentiments, membres enchevêtrés.

Ô, corps brisés, amères âmes abusées
Douleur, larmes et rage, coups, cris et crachats
Durables morsures, sans possible rachat
Qui aurait cru nos amours tellement usées ?

Yeux noyés, langues broyées, lèvres muettes
Finies nos longues chevauchées, car il nous faut
Rendre coup pour coup, plus de bonne tempête...

A son paroxysme, même s'il sonnait faux
Âpre fut le combat, pour ne rien regretter
Pour tout rappeler, tout effacer, tout arrêter...

Corps transis, coeurs gangrénés,
Corps meurtris, coeurs arrachés,
Pas à pas, tu t'éloignes maintenant
Lentement tu t'en vas,
Tu ne m'aimes plus, et j'aurais tout tenté

Le vent est tombé, et personne ne m'attend


Felix Culpa, in " Poèmes drolatiques, érotiques et pervers "

jeudi 17 septembre 2009

mercredi 16 septembre 2009

Péchés capitaux -7-

L'Avarice



ou peut-être celui là :



Vous pouvez voter, si vous voulez me dire lequel conviendrait le mieux...

Péchés capitaux -6-

La Colère

Péchés capitaux -5-

L'Orgueil



Il a l'air tellement furibond, que ça marcherait peut-être mieux pour la Colère, non ?!...

Péchés capitaux -4-

La Luxure

Péchés capitaux -3-

L'Envie

Péchés capitaux -2-

La Paresse

Péchés capitaux -1-

La Gourmandise



Oui, parce que celle là me paraissait un peu convenue, non ? :

Via Dolorosa





Dois je chérir ma Douleur ? Et remercier mon tourmenteur ?
Que me révèlent mes sanglots, mes soupirs, mes murmures
Et cette lame qui fouaille jusqu'au fond de mon âme ?

Une à une tombent mes défenses; je me cabre sous l'offense
Puis vient un autre temps, une autre cadence...
Je me dépouille de vieux oripeaux, fend l'armure,
Je sue, je pleure, toute cette eau me lave, à présent je suis pur
sur la sente étroite où se mêlent Douleur et Plaisir...

Au delà du mal, je cuis, je brûle, je gèle, je fonds
Je suis Lumière et Amour pour le Monde
Je meurs, je renais, intact, exténué
J'ai traversé le Feu...

Haïku-lélé...


Orage d'été
Courte fraîcheur parfumée
En mon coeur, gaieté

Déréliction


Sournoisement tu t'insinues, à mon oreille
Mille et cent insanités, tu susurres,
Et encore bien trop d'autres vomissures,
Aux abeilles vives de Suburre pareilles !

Gangréner de mon coeur las, les meurtrissures
Et pourlécher de mes lèvres tant amères,
La sanie et l'infâmie aux commissures,
Telle est ta loi, ta foi, ton droit, vile chimère !

Il est parti, je sais qu'il ne reviendra pas
Pourtant, contre toute raison, j'attends, j'espère,
Guettant un appel, un signe, le bruit d'un pas,
Eperdu et maudit, sans secours ni repères...

En proie à mes démons, égaré, obsédé,
Reclus en mon âme aux étranges fissures,
Je meurs peu à peu sous cette flétrissure,
Anéanti, abandonné, dépossédé...

Pleine lune...


Cette nuit, sous une lune énorme et ronde,
Qui brillait et riait, écharpée de nuages,
A travers les marais, et sur les dunes blondes
Egaré, j'errais, recherchant ton visage...

Longtemps j'ai cheminé, pour moi ta cruauté
A brouillé tout sentier et tordu tous les pins.
J'ai chevauché le vent, le Diable à mes côtés
Au nimbe rayonnant, chuchotait du Chopin...

Et mon désir pour toi, haletant et candide,
Aux nues s' élevait en une vague splendide...
Il est pur, et doux, ... si fort, inextinguible...
Ne le repousse pas, ne sois pas insensible

A cet amour brûlant qui, incoercible,
Déborde de moi tel la lave d'un volcan,
S'épanche et déferle, puissant, terrible...
Tu te tais et m'ignores, mais jusques à quand ?

Ton silence me tue, sois-moi enfin clément !
Pitié, miséricorde, réponds à ton amant...

hum... je me demande si je ne préfère pas le premier jet :

Cette nuit, sous la lune
J'ai chevauché le vent
Le Diable à mes côtés
Chuchotait du Chopin
Et mon désir pour toi
Haletant et candide
S'élevait comme une vague,
Splendide ...

Nuit...


Nuit noire de septembre
Piquetis d'étoiles
Mince croissant
De lune

Vermine...


Sous la pierre soulevée
Grouille la vermine infâme...
De mes amours défuntes
La tombe éventrée
Dégueule vers et scolopendres...
Bouche noire, édentée,
Riant dans la nuit...
Le sommeil me fuit
La raison aussi...