Et je ne le ramasserai pas ...
Le vent vient de tomber, sur nos coeurs dévastés
Nos esprits violentés, nos âmes corrompues.
Le vent vient de tomber, laissant nos corps rompus,
Chablis de sentiments, membres enchevêtrés.
Ô, corps brisés, amères âmes abusées
Douleur, larmes et rage, coups, cris et crachats
Durables morsures, sans possible rachat
Qui aurait cru nos amours tellement usées ?
Yeux noyés, langues broyées, lèvres muettes
Finies nos longues chevauchées, car il nous faut
Rendre coup pour coup, plus de bonne tempête...
A son paroxysme, même s'il sonnait faux
Âpre fut le combat, pour ne rien regretter
Pour tout rappeler, tout effacer, tout arrêter...
Corps transis, coeurs gangrénés,
Corps meurtris, coeurs arrachés,
Pas à pas, tu t'éloignes maintenant
Lentement tu t'en vas,
Tu ne m'aimes plus, et j'aurais tout tenté
Le vent est tombé, et personne ne m'attend
Felix Culpa, in " Poèmes drolatiques, érotiques et pervers "
lundi 21 septembre 2009
le vent est tombé
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